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production Delphine Jeanneret, Judith Auffray, HEAD (Haute École d'art et de design, Genève)

distribution La Traverse

prix et sélections

Prix du meilleur film au festival BOSIFEST (Belgrade) 2021

Mention spéciale du jury et prix du Jury étudiant au JIDFF (Jihlava Internatioal Documentary Film Festival) 2020

Cinéma du réel 2020 (compétition française), FIDMarseille 2020 (section « Autres joyaux »), One World Romania 2021

Film soutenu par la Commission nationale de sélection des médiathèques « Images en bibliothèques »

visa 34877

Sept jeunes adultes autistes vivent dans une maison de Saint-Hippolyte-du-Fort, au sud des Cévennes. Les tâches du quotidien structurent l’existence, chacun joue sa partition, une forme de vie se compose en marge de la société, hors du langage.

« Pas un foyer ni un centre spécialisé. Une maison : c’est ainsi qu’une mère qualifie simplement le lieu de vie – comme leur inspirateur Fernand Deligny nommait jadis le sien à Monoblet – où son fils réside depuis plusieurs années. Et c’est ce même mot que Judith Auffray retient pour titre de son premier long-métrage, filmé au sein du lieu de vie et d’accueil Tentative à Saint-Hyppolite-du-Fort dans les Cévennes, créée en 2004 par l’ancien collaborateur de Deligny, Thierry Bazzana. Parler d’une maison, c’est séparer radicalement du cadre médical des jeunes autistes que ces lieux accueillent et font sortir de l’enfermement en structurant leur existence autour de tâches du quotidien ; Auffray s’attache à les filmer avec autant d’assiduité qu’ils ont à les accomplir : petit déjeuner, linge, toilette, épluchage, etc. Parler d’une maison, c’est lier ceux-ci à l’histoire d’un lieu et à l’existence d’un soin. Et c’est ce cadre prosaïque, dénomination simple d’un lieu où d’ordinaire tant de romans s’écrivent et se procrastinent, où se joue et s’exprime joie et désespoir de l’existence, que la réalisatrice peuple peu à peu de mots, de descriptions et d’idées lumineuses, dans une structure aussi belle que souple. Au second tiers, ce sont des mots qui apparaissent, tirés de lettres écrites à la fin des années 70 par Deligny aux parents de ceux dont il s’occupait. Puis les paroles des parents des résidents actuels de la maison ; de sorte qu’à la fin cette maison bruisse des gestes, mots, idées et voix qui manifestent toute la clarté dans laquelle baignent aujourd’hui des êtres sortis de leurs limbes. »

(Antoine Thirion - FIDMarseille)

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Seven young autistic adults live in a house in Saint-Hippolyte-du-Fort, in the southern Cévennes. The daily tasks structure their existence, each one plays his or her own part, a form of life is composed on the fringe of society, outside of language.

"Not a home nor a specialized center. A house: this is how a mother simply describes the place where her son has been living for several years, as Fernand Deligny once called his home in Monoblet. And it is this same word that Judith Auffray uses as the title of her first feature film, filmed in the Tentative home in Saint-Hyppolite-du-Fort in the Cévennes, created in 2004 by Deligny's former collaborator, Thierry Bazzana. To speak of a home is to radically separate from the medical framework the young autistic people that these places welcome and bring out of confinement by structuring their existence around daily tasks; Auffray endeavors to film them as assiduously as they have to accomplish them: breakfast, laundry, washing, peeling, etc. To speak about a house is to link them to the history of a place and to the existence of a care. And it is this prosaic setting, the simple name of a place where so many novels are usually written and procrastinated, where the joy and despair of existence are played out and expressed, that the director gradually fills with words, descriptions and luminous ideas, in a structure that is as beautiful as it is flexible. In the second third, words appear from letters written in the late 1970s by Deligny to the parents of those he was caring for. Then the words of the parents of the current residents of the house; so that at the end this house rustles with gestures, words, ideas and voices that show all the clarity in which beings come out of their limbo today.

(Antoine Thirion - FIDMarseille)

image, son, montage Judith Auffray


UNE MAISON

UNE MAISON

documentaire | couleur | 2020 | 82 minutes | France

7h15 – merle noir

Judith Auffray, documentaire, 2021, 30 minutes

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